Propositions d’ouvrages

Lettre de Novembre 2020 Espaces Marx Aquitaine

  • « Pourquoi la rentabilité économique tue le travail », par Olivier COUSIN, Professeur de Sociologie, publié aux éditions du Bord de l’eau .

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C’est un de ses paradoxes, plus la rentabilité abîme le travail, plus elle lui donne de la valeur. Elle le contrarie et le bride souvent, tout en lui donnant en même temps un sens pluriel et une finalité collective. En s’imposant d’abord comme une contrainte, elle donne au travail tout son sens et toute sa dimension expressive. Elle entretient l’utopie du travail tout en le menaçant. Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? À partir de deux univers opposés a priori, le secteur de l’industrie automobile et l’hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l’économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l’activité et analyse comment les acteurs l’intègrent, s’en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abîme l’activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l’art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l’activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l’est pas. Ces trois manières d’éprouver la rationalité économique se combinent plus qu’elles ne s’opposent. Elles viennent d’abord rappeler que le rapport au travail n’est pas seulement donné par les éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l’action des acteurs capables de rendre compte de ce qu’ils font.

  • « Scènes de la guerre sociale : écrire les luttes et leur intensité » de Jean-Michel DEVESA, Professeur de Lettres à l’Université de Limoges, publié aux éditions Le Bateau Ivre,

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Pendant plus d’un an, chaque samedi, la France connaît un mouvement social sans précédent. Celui des Gilets Jaunes. D’abord perplexe, puis emporté par l’enthousiasme suscité par l’ingéniosité et le courage de ces « invisibles », Jean-Michel Devésa les rejoint. Il partage leur combat, leurs espoirs, leur joie et leur colère. Il est avec eux face à une répression sans précédent depuis la Guerre d’Algérie. Ce qui motive son ralliement c’est ce qu’il voit, discerne, interprète : les Gilets Jaunes sont parvenus, collectivement, sans chef ni organisation, horizontalement, à ébranler la « sérénité » de l’Etat et du gouvernement de la société de l’information et des écrans plats. Pendant quelques semaines, le temps de la lutte le dos au mur, sur la défensive face aux attaques du capital financier et de son personnel politique semble révolu, les lignes paraissent pouvoir bouger, des fractions notables du peuple sont à l’offensive et le pouvoir en est médusé, puis désorienté. Mais, en dépit des slogans et des rêves, l’heure n’est pas à la convergence. Ni aux alliances solides. Les contradictions au sein du peuple sont hélas toujours à l’œuvre. Les atteintes aux libertés se multiplient, les mesures autoritaires aussi, souvent dans l’indifférence des couches moyennes intellectuelles et urbaines. Ce n’est pas l’ordre qu’on cherche à maintenir dans les centres des principales villes du pays, c’est une guerre sociale qu’on livre aux pauvres et aux travailleurs parmi les plus précaires, les moins protégés. Chaque semaine, pendant quatre mois, Jean-Michel Devésa en fait un « billet » qu’il met en ligne sur un réseau social. Et puis, encouragé par l’accueil qu’ont ses textes, il songe à en faire un livre. Ce sera Scènes de la guerre sociale (Le Bateau ivre, 2020). Ce n’est pas un ouvrage sociologique. Ni un essai. C’est de la littérature : prolongeant son travail de romancier l’auteur y a écrit (et non pas raconté !) la lutte à laquelle il a participé et son intensité. Individuellement, il n’ignore pas être descendu dans la rue comme pour rattraper sa jeunesse. Toutefois, il aimerait que ces pages participent à ce qui a été semé. Dans la rue et sous les lacrymogènes et les tirs de LBD 40 : la promesse en actes d’un communisme non autoritaire.

  • « Procés PAPON : Quand la république juge Vichy », aux édition La Lauze, par Jean-Marie MATISSON

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J.-M. Matisson est l’un des quatre premiers plaignants de l’affaire Papon, avec d’autres membres de sa famille, la première à se porter partie civile. Il livre un récit du procès de l’ancien préfet de Paris, jugé et condamné au terme de vingt ans de procédure à dix ans de réclusion pour crime contre l’humanité, et restitue les pièces de la procédure, de l’acte d’accusation à la sentence.  Ce livre retrace l’histoire de l’affaire Papon et de ses principaux acteurs, il en rétablit la vérité. Le livre donne les pièces indispensables du procès, l’acte d’accusation, la sentence, des extraits des plaidoiries et des audiences du procès et des focus sur les points importants de l’accusation : falsifications de nationalité, prétendus sauvetages, pseudo résistance, ordres d’arrestation. Il le fait à travers le regard de la première famille à s’être constituée partie civile dans le procès. Il se veut être un hommage aux premiers hommes et aux premières femmes qui ont fait que le procès Papon ait pu avoir lieu. Pour l’auteur et sa famille, l’idée est simple : « il fallait que la justice de la République, condamne Papon dans son rôle dans la déportation des Juifs de Bordeaux et à travers ce serviteur zélé, condamne l’État français dans son rôle dans la déportation des Juifs de France. » Gérard Boulanger : « Le crime contre l’Humanité est constitué dès que le premier homme a été tué parce qu’il est né ! c’est un procès pour la conscience universelle, parce que la question fondamentale qui vous est soumise ici est celle de la nécessaire désobéissance institutionnelle à l’ordre inique. Voilà le problème qui est posé par le procès Papon »

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  • « Critique des Religions : A quel respect ont elles droit ? », par Yvon QUINIOU, Philosophe

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[C’est l’homme qui fait la religion, de part en part : il projette sur un Dieu imaginaire les qualités qui sont les siennes, quitte à les porter à l’infini, ou encore il exprime sur un mode illusoire ses désirs ou aspirations. La religion est donc un reflet de l’homme qui s’ignore, un « rêve éveillé » dans lequel il s’aliène puisqu’il se dépossède de sa propre essence et qu’il se détourne de la réaliser dans sa vie terrestre. A quoi s’ajoute qu’elle le mutile concrètement par ses interdits. L’homme, selon Feuerbach, doit donc se débarrasser de Dieu, devenir à lui-même son propre Dieu et pratiquer l’amour des autres hommes. Cette magnifique leçon d’humanisme athée et critique est plus que jamais d’actualité à une époque où la religion fait un retour public extrêmement dangereux Cependant, elle doit se prolonger en une politique qui l’accomplisse : c’est vers Marx qu’il faut alors se tourner.]

Les hommes ont-ils besoin des religions ? Alors que le religieux s’impose dans les débats politiques, le philosophe Yvon Quiniou dénonce une imposture. Tout en respectant la foi des croyants, son livre Critique de la religion* s’attaque aux structures religieuses, dans l’esprit de la philosophie des Lumières et de grands penseurs du XIXe siècle. Pour Yvon Quiniou, les hommes doivent inventer les règles d’une vie collective apaisée à partir de leur raison commune.

– Alors que Freud, Nietzsche, Spinoza ou Hume en ont déjà fait le procès, pourquoi établir une critique de la religion aujourd’hui ?

Cette critique est liée au retour politique du religieux. Notamment quand il fait pression sur les institutions républicaines, à la manière de la Manif’ pour tous ; quand, en Europe de l’Est, une religion rétrograde essaie d’influencer la Constitution : ou quand, avec le Traité constitutionnel européen, les religions ont le droit d’intervenir dans la définition des lois. Par ailleurs, je m’inquiète de la montée de l’islamisme radical. Dans l’esprit de la philosophie des Lumières et des grands penseurs du XIXe siècle comme Feuerbach, Marx, Nietzsche et Freud, je tiens à montrer à quel point la religion demeure une imposture morale, intellectuelle et politique. Un imposteur prétend apporter ce qu’il n’apporte pas ou prétend être ce qu’il n’est pas. Les religions prétendent amener la Vérité, alors qu’elles n’amènent que des croyances.

– Votre livre est-il un éloge de l’athéisme ?

Je distingue deux formes d’athéisme. L’athéisme dogmatique consiste à dire qu’il n’y a pas de Dieu. C’est celui de Marx ou du philosophe Marcel Conche. Ce dernier dit qu’un tel athéisme ne peut pas se démontrer, car il se prononce sur la totalité du réel. Mon athéisme est privatif. Je me passe de Dieu dans ma vie et analyse les religions comme un phénomène humain. Je m’inspire de la formule de Feuerbach : « Ce n’est pas la religion qui fait l’homme, mais l’homme qui fait la religion. » Ce sont les structures religieuses que je remets en cause. Pas l’élément subjectif de la croyance.

– Comment distinguez-vous foi et religion ?

La foi est une prise de position sur l’origine du monde, sur sa finalité, sur l’hypothèse d’un Dieu créateur. Je suis sensible à ces questions métaphysiques. Mais ma conscience est tirée de la philosophie de Kant, selon laquelle on ne peut pas répondre à ces questions sur le plan du savoir. Je mets donc les réponses possibles entre parenthèses et j’autorise quiconque à avoir une position de croyant ou d’athée. […]

  • « Origines coloniales de l’Islamophobie et des racismes de France », Olivier LECOUR-GRANDMAISON,

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Aujourd’hui en France, des personnalités médiatiques et politiques de premier plan, jusqu’au plus haut niveau de l’État, attisent les haines et les peurs, agitant le spectre du « séparatisme » et l’épouvantail du « grand remplacement » qui menaceraient la République française « une et indivisible ».

De là, la stigmatisation des Arabes, des Noirs, des musulmans, des Asiatiques, des Rroms… Qu’elles soient françaises ou étrangères, les personnes non blanches sont toujours construites comme de potentielles ennemies de l’intérieur, d’autant plus lorsqu’elles tentent de résister à ces discriminations.
Cet ouvrage collectif entend déconstruire les mécanismes de racialisation qui sont aux fondements mêmes de l’État-nation et du fonctionnement de ses institutions afin de mettre au jour les liens entre les hiérarchies raciale, religieuse et culturelle établies à l’époque coloniale et celles d’aujourd’hui, à l’origine de discriminations structurelles multiples.
Grâce à vingt-trois contributions d’universitaires, de journalistes et de personnalités engagées, Racismes de France démêle les amalgames, révèle les dénis grossiers de la mythologie nationale-républicaine et déploie l’argumentation de l’antiracisme politique pour, enfin, lutter efficacement contre tous les racismes.

  • « L’ART EST UN FAUX DIEU / Contribution à la construction d’une mondialité culturelle » le dernier ouvrage publié par Jean-Louis SAGOT-DUVAUROUX

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« Que vaut un tableau de maître – objet symbolique destiné à ouvrir l’imaginaire de celles et ceux qui le voient – quand il est placé dans la nuit d’un coffre-fort ? Que dit la fétichisation qui permet d’en faire un bon placement ?

« L’auteur y lit la métaphore d’une modernité occidentale épuisée. Il propose une franche rupture avec ces croyances en s’appuyant sur une petite foule d’expériences vécues.
Cet ouvrage est alimenté par son engagement artistique entre Europe et Afrique. Réflexion décoloniale assumée. Remise en cause sans détour de ce qu’est devenu en France l’appareil culturel d’État.

« Désacraliser les paradigmes occidentaux de l’art, passage obligé si l’on veut ouvrir la voie vers une vraie conversation des cultures ? »

Je reviendrai sur cet ouvrage qui je l’espère rencontrera votre intérêt, mais aussi sur l’éditeur, Jacques Flament/Alternative éditoriale, dont les fondamentaux me semblent très prospectifs, en particulier dans leur convergence avec de nouvelles pratiques écologiques : le circuit court, la chasse au gâchis…

L’illustration de couverture est une sculpture d’un jeune plasticien malien plein de promesses, Ibrahim Bemba Kébé.

Pour acheter le livre, le plus simple et le plus rapide, c’est ici : https://www.jacquesflamenteditions.com/411-lart-est-un-faux-dieu/

Dans cet ouvrage à deux voix, le matérialisme est interrogé : sur son statut scientifique d’abord, que l’idéologie spiritualiste dominante tend à nier malgré l’apport de Darwin. Mais aussi en comparant le matérialisme classique de Marx et celui, vitaliste, de Nietzsche. Mais aussi sur des questions plus larges qui interpellent la pensée matérialiste : comment concevoir la morale ? Implique-t-elle nécessairement l’athéisme ? Comment concevoir l’aliénation humaine ? D’où l’intérêt de revenir au matérialisme historique marxien et de l’éclaircir.

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  • « Rester humain : Lacan et le lien social postmoderne » ou « Le transhumanisme, un discours capitaliste sans limite », de Matthieu MONTALBAN, économiste, aux Editions Stilus, Parution : 15 juin 2020, Collection : Résonances,

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En ce début de XXIe siècle tout porte à penser et à croire que nous sommes à l’aube de grands bouleversements : humains, sociétaux, économiques, écologiques. À l’époque postmoderne le capitalisme néolibéral signe la fin des grands récits unificateurs de l’humanité, apportant fragilisation des liens sociaux et malaise dans la civilisation. Cet essai s’efforce de montrer qu’avec la mise au point des Discours, Lacan a fourni les outils pour interroger les égarements de la post-modernité et leurs effets sociaux.

https://www.editions-stilus.com/rester-humain.html

  • « HISTOIRE DE BORDEAUX en six volumes, d’Ausone à Mauriac » par souscription ou réservation uniquement, Les éditions des Dossiers d’Aquitaine.

L’association culturelle éditrice « Les Dossiers d’Aquitaine » et son équipe rédactionnelle, à l’occasion de son quarantième anniversaire vous propose de participer à l’Histoire de Bordeaux en six volumes, intitulée « D’Ausone à Mauriac, de l’Antiquité à nos jours. Vous ferez connaissance, à travers 2000 ans d’Histoire, des personnages qui se sont engagés pour que vivent libres Bordeaux et la Guienne ». Il s’agit de la première Histoire de Bordeaux conçue, réalisée et illustrée à partir de citoyens qui ont pris, par intérêt ou par amour, la défense de notre territoire aquitain et de ses habitants. Nous voulons dans ces six ouvrages rendre hommage à ces personnages, souvent puissants, qui ne furent pas forcément des saints ou des héros intègres, mais qui par leur engagement à certains moments de leur vie ont créé ce que les historiens dénomment L’ESPRIT DE BORDEAUX, une paraphrase synonyme de tolérance et de liberté, et qui concerne aussi bien Bordeaux, la Gironde que l’Aquitaine (Guienne).

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Les éditions des Dossiers d’Aquitaine 7 impasse Bardos 33800 Bordeaux.  Adresse mail : ddabordeaux@gmail.com Site internet : http://www.ddabordeaux.com      Tél : 05 56 91 84 98

  • « Communiste! Avec Marx » de Bernard VASSEUR

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    En ces temps de confinement, je vous propose de découvrir le dernier livre de Bernard Vasseur, Philosophe, qui nous propose de relire les travaux de Marx et Engels à partir de l’actualisation et l’élargissement de la publication de leurs travaux, et en confrontation critique avec l’histoire… Extrêmement nourrissant dans ces temps d’indigence intellectuelle et fort utile pour la Praxis militante… Très utile pour contribuer à ce que le jour d’après ne soit pas comme avant ! Bonne lecture ! Et bonnes expérimentations sociales et politiques !
    Avec Marx, penser et agir aujourd’hui.
    https://www.causecommune-larevue.fr/avec_marx_penser_et_agir_aujourd_hui

« Ce qui a échoué au XXe siècle n’est pas le communisme comme on le croit souvent, mais bel et bien le socialisme sous ses deux visages : le socialisme de la social-démocratie, le socialisme de la voie autoritaire du parti unique. »

  • « Le trou noir du capitalisme. Pour ne pas y être aspiré, réhabiliter le travail, instituer les communs et socialiser la monnaie », de Jean-Marie HARRIBEY, économiste  (Le Bord de l’eau, 2020, 298 p., 20 €)

Le capitalisme ressemble de plus en plus à ces trous noirs qu’ont identifiés les astrophysiciens. Entraîné par une logique d’expansion infinie, il entend absorber toutes les activités humaines, les ressources naturelles, les connaissances et tout le vivant, pour en faire des marchandises.

Mais cette dynamique menace de rompre : en rabotant drastiquement les droits sociaux et en détruisant les équilibres naturels, le capitalisme engendre une crise systémique indépassable car elle jumelle pour la première fois dans l’histoire contradictions sociales et écologiques. Il égare donc l’humanité dans une voie sans issue, la financiarisation de l’économie ne pouvant que nous y précipiter encore plus vite.

Ce livre réunit de façon inédite les racines sociales et écologiques de l’impasse du mode de production capitaliste. Il montre que les concepts fondamentaux de Marx d’exploitation, de valeur tournée vers l’accumulation de capital et de rapports sociaux inégalitaires, restent les meilleurs outils d’analyse critique.

Il définit ensuite trois principes de bifurcations possibles pour quitter cette voie sans issue. Réhabiliter le travail, pour lui donner sens et dignité. Instituer les biens et services publics et les biens communs, pour garantir un espace non marchand hors de la propriété privée. Socialiser la monnaie, pour lui rendre son caractère collectif et politique. La réunion de ces trois principes est directement inspirée de l’avertissement de Polanyi, selon lequel la marchandisation du travail, de la terre et de la monnaie serait mortifère pour la société. Il est possible alors de s’éloigner du trou noir du capitalisme en rompant avec sa logique et d’amorcer ainsi une véritable transition sociale et écologique.

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Jean-Marie Harribey est professeur agrégé de sciences économiques et sociales et ancien maître de conférences à l’Université de Bordeaux. Il est l’un des animateurs d’Attac-France, de la Fondation Copernic et des Économistes atterrés. Il a déjà publié notamment La richesse, la valeur et l’inestimable (Les Liens qui libèrent, 2013), Les feuilles mortes du capitalisme (Le Bord de l’eau, 2014).